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Sur la route de Komsomosk sur Amour

Fin 2014, j’avais eu l’occasion de me rendre dans l’extrême orient russe, précisément à Komsomolsk sur Amour. Près de 26 heures de voyage depuis le Havre… Je vous propose ici quelques photos retraçant cette épopée.

L’entrée dans cette région du bout du monde se fait par Khabarovsk via le Transsibérien ou par avion. La métropole régionale, près de 600 000 habitants, s’étend sur quelques kilomètres le long de la rive droite du fleuve Amour.

En ce mois de décembre, dès l’atterrissage sur le tarmac gelé vous entrez dans un autre monde. Sur le bord des pistes, recouvert de neige, quelques avions d’un autre temps dont on espère qu’ils soient définitivement des pièces de musées. Les bâtiments aéroportuaire, bien que récemment rafraichi, sont indélébilement marqués du sceau soviétique. Que dire du choc thermique qui vous saisit dès les premiers pas à l’extérieur de l’avion. Il fait 15 degrés en dessous de zéro.

Puis vient l’attente des bagages… Les 500 passagers du triple 7 (Boeing 777) d’Aeroflot en provenance de Moscou se retrouvent là, autour d’un tapis à bagage sous dimensionné. On joue des épaules, on pousse, on escalade, essayant d’apercevoir son bagage… On s’inquiète, puis il arrive enfin. Reste à se frayer un chemin pour récupérer son bien.

Pas le temps de reprendre son souffle, il faut désormais rejoindre Komsomolsk en taxi. Environ 450km me sépare encore de mon point de chute. Dans cette partie de la Russie la plupart des voitures ont le volant à droite, des Mitsubishi, Toyota et autres Nissan d'occasion achetées au Japon. Cette particularité qui ferait sourire au premier abord devient vite une responsabilité… La responsabilité du passager à l’avant du véhicule d’indiquer au chauffeur si le dépassement est possible. Et je suis à cette place ! La route qui mène à Komsomolsk est cabossée, parfois enneigée, tantôt sinueuse, tantôt faite de larges lignes droites, interminable. Peu à peu nous éloignons de la civilisation, pénétrons la Taïga. Le fleuve Amour, s’il n’est pas toujours visible, n’est jamais très loin.

De temps en temps quelques nous traversons quelques villages, nous en profitons pour faire une pause à mi-route ou presque. Dans ce café, l’intérieur sombre, presque austère, tranche avec sa façade jaune et rouge vif. Les tables sont recouvertes de toiles cirées usées et les rideaux en dentelles aux fenêtres filtrent encore davantage la lumière du jour déjà tombante. Mais il y fait chaud et on y consomme avec plaisir soupe et spécialité russes (toutes sortes de beignet à la viande, au chou,…). Puis nous reprenons la route.

Au-dessus de l’auto radio, un écran diffuse des images d’un film russe. J’ai un doute, est pour le confort du voyageur ou pour tenir éveillé le chauffeur… Le chauffage, poussé à fond, rend l’air irrespirable mais ne suffit pas à réchauffer les pieds. Il fait bientôt nuit, les 9 heures de décalage horaires, la fatigue du voyage, se font sentir. Je ne résiste plus et m’assoupi de temps à autre : plus personne pour valider les dépassements. Près de 6 heures après notre départ de Khabarovsk nous arrivons, enfin. Il fait nuit, le vent balaye la neige éclairée par les phares des nombreux véhicules. Nous avons encore perdu quelques degrés, au-delà de -20 degrés… Je visiterai la jeune ville (créée en 1932) plus tard !

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